Mali merveilleux - 2ème round: Siby

Publié le par Marinchen

Nous n’avons malheureusement que 5 jours à passer au Mali, Rebecca ayant un billet retour pour les Etats-Unis, rentrée des classes oblige, moi ayant une longue route pour rejoindre Niamey et accessoirement un mémoire à écrire ! Nous décidons de quitter tout de même Bamako même si nous n’aurons pas la chance de suivre Charlotte dans ses aventures de treck au pays Dogon. C’est avec un certain soulagement que nous quittons la capitale, après avoir attendu une bonne heure que le bus soit plein. Bien sûr nous sommes entassés comme des sardines mais ça ne fait rien, il fait beau et à mesure que nous nous enfonçons dans la campagne malienne, l’air se fait de plus en plus doux.

siby ânes

Après une grosse heure de route vers le Sud, nous voilà déjà à Siby. C’est une petite bourgade de quelques milliers d’habitants qui longe « le goudron ». Autour de nous des grandes falaises rouges et ocres, des arbres immenses, manguiers, baobabs et autres, des champs de mil et de maïs tout verts…Nous trouvons l’hôtel ou campement du village, déposons nos affaires et allons nous balader. Nous croisons un groupe d’enfants qui fait des galipettes tous nus comme des vers dans la rivière. J’aimerai tellement faire comme eux mais je crois qu’ils partiraient tous en hurlant !enfants siby N’ayant rien avalé de la journée nos pieds nous entraînent vers la Calebasse, le restaurant recommandé par notre amie. Il n’y a personne mais le responsable, patron, serveur, cuisinier nous accueille avec gentillesse et nous passerons une super soirée, bière, couscous yassa (sauce aux oignons typique du Sénégal mais se retrouvant un peu partout en Afrique de l’Ouest), anecdotes, va-et-vient entre l’anglais, le français et le bambara.

Le lendemain, levé matinal pour aller faire de l’escalade ! Si si si je ne m’attendais pas à remettre des chaussons d’escalade à Siby mais il se trouve que c’est l’endroit phare du pays, voir même de la sous-région pour grimper aux falaises. J’avoue que l’expérience fut intéressante et que ça m’a fait du bien de faire du sport. Mais ça m’a aussi fait réaliser que malgré 4 années d’escalade : je suis une grosse quiche ! Et puis Rebecca s’est blessé à la main. Ah bravo les filles. L’après-midi nous partons sous la pluie battante dans la brousse pour tenter de trouver une certaine cascade. Nous croisons des femmes travaillant dans les champs toutes souriantes au son de nos « intche » (Salut en Bambara). Les Maliens n’ont pas peur de la pluie en tous cas, ça change du Niger ! A force de grimper nous trouvons l’eau et un très joli point de vue en même temps. Le paysage que j’ai devant moi me fait étrangement penser à la Normandie. Je rigole en pensant : ça valait bien le coup de faire toutes ces heures d’avion et de bus !

marine escalade                    cascade

En fin d’après-midi, après avoir visité la Maison du Karité et fait des achats de savon, crème de corps et soin capillaire, nous nous postons à l’endroit stratégique pour arrêter un sotrama qui irait vers Bamako. On nous conseille de nous asseoir, ça peut prendre un peu de temps. Entre temps je réalise que j’ai froid. Ca fait vraiment bizarre d’avoir soudain envie de mettre un pull, vêtement sorti depuis longtemps de mon quotidien. Finalement on nous dirige vers un sotrama dans un piteux état. Il est rempli aux trois-quarts de melons jaunes et l’eau passe par le toit. Il reste de l’espace pour nous deux, pour deux femmes commerçantes et pour le petit gars qui s’occupe de payer les péages, de recevoir l’argent des passagers etc. C’est donc un drôle de voyage que nous faisons pour rentrer à Bamako. Des odeurs bizarres passent à l’intérieur du bus, mélangeant celle de l’humidité à celle des melons. Rebecca se marre en nous voyant dans cette situation. A Bamako nous rentrons vite nous sécher et nous reposer à la maison, la nuit ayant déjà recouvert la ville. Il nous restera un jour pour faire nos achats de CD, d’artisanat, aller chercher mon visa pour le Burkina et flâner dans la capitale. Ca m’a fait un bien fou d’être en pleine campagne, moi qui habite depuis si longtemps dans la ville et je m’imaginerais bien en retraite anticipée dans une maison à Siby. En tous cas à l’heure du départ, une chose est sûre pour Rebecca et moi : nous reviendrons au Mali et pour plus longtemps.

Commenter cet article

Georges 07/09/2010 14:27


Bravo pour l'escalade!!Nous espérons que l'odeur des melons t'a encouragée
à en manger?